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Culture et Societé

Arts

Le style des Fangs du Sud se caractérise par des statues robustes aux formes arrondies et par des têtes seules coiffées d'un casque à tresses. Les Fangs (comme certaines ethnies voisines) sculptent aussi des bustes, parfois réduits à la tête, qui surmontent des paniers‑reliquaires. Le patrimoine gabonais recèle des hauts de reliquaires: figures ovales et plates surmontées d'une coiffure en croissant de lune, en bois plaqué de fines lamelles, ou feuilles, de laiton et de cuivre. Les masques sont très diversifiés. Les masques blancs (esprits des morts), d'une grande simplicité à l'est, deviennent, lorsqu'on se déplace vers l'ouest, plus complexes et plus réalistes. D'autres masques ont un front bombé et une face incurvée. D'autres encore ont un style pictural cubiste à plans colorés géométriquement opposés. Au nord du Gabon, il existe trois types de masques fangs: le masque ngil (longue planche de bois), le masque ekekek (masque‑heaume) et le masque ngontan (masque‑heaume à quatre faces ou plus).


Littérature

La tradition orale est d'une extrême richesse. Les Contes gabonais, recueillis et traduits en français par le prêtre métis André Raponda‑Walker, constituent la première œuvre publiée (1953) de la littérature gabonaise. Le mvet des Fangs, qui désigne à la fois le joueur, l'instrument (harpe‑cythare) et le récit épique, a été longuement étudié par Philippe Tsira Ndong Ndoutoumé, qui a publié, en 1970 et 1975, les Exploits des mortels contre les immortels. La poésie prend son essor entre 1975 et 1985: Georges Rawiri (Chants du Gabon, 1975), Quentin Ben Mongaryas (En route pour Kendje), Okoumba‑Nkoghe (Le soleil élargit la misère, 1980), qui publia ensuite des romans (la Mouche et la Glu, 1984), ainsi qu'Angèle Ntyugwetondo Rawiri (G'amàrakano, 1983). Citons aussi, Bibouabouah: chroniques équatoriales (1985) d'Allogho‑Oke, qui introduit la satire, et le roman de Laurent Owondo, Au bout du silence (1984).


Théâtre

Le théâtre moderne est né dans les années 1930. Deux pièces en langue bantoue connaissent le succès: Ré‑Nkoula ou le Sorcier qui joue des tours au diable, et Ntchembo yi David (l'Adultère de David). Vincent de Paul Nyonda traite le passé (la Mort de Guykafi, 1966) et l'alcoolisme moderne (le Soûlard, 1971). Joséphine Kama Bongo écrit elle aussi des pièces. Le «Théâtre du silence», animé par Rosira N'Kielo, et le «Théâtre de recherche», dirigé par Odimbossoukou, accordent une place prépondérante à la gestuelle inspirée du patrimoine africain.


Cinéma

Le choc des rencontres entre tradition et modernité, Afrique et Occident, fournit les thèmes principaux aux cinéastes gabonais Pierre‑Marie Dong (Identité, 1973), Philippe Mory (Les tam‑tams se sont tus, 1972) et Simon Augé (Il était une fois à Libreville, 1973). De 1975 à 1978, Pierre‑Marie Dong et Charles Mensah réalisent Obali et Ayouma, d'après des scénarios sur la condition féminine écrits par Joséphine Kama Bongo. Le Centre national du cinéma produit deux courts métrages de fiction, Raphia (1986) de Paul Moukety et le Singe fou (1986) de Henri‑Joseph Koumba.


Musique

Deux musiciens incarnent les tendances nouvelles de la musique gabonaise contemporaine: Pierre Akendengue et Hilarion Nguema, qui tous deux ont puisé dans le patrimoine musical de la tradition pour affirmer leur attachement à leurs racines africaines et n'ont pas hésité à se porter vers les autres musiques pour réaliser des œuvres ouvertes sur le monde. Akendengue aime psalmodier, sur des rythmes mélangés, des textes poétiques et des contes de la tradition orale. Nguema a inventé une musique humoristique chargée d'ironie sur fond de biguine, de zouk et de rumba.

 

 

 

Association pour la Valorisation des Potentialités Culturelles, Economiques et Touristiques du Gabon

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